A propos

Nadia Albertini (1993, France)

Plus près

Je choisis de peindre des éléments dont l’identification n’est pas évidente, voire impossible. C’est l’envie de représenter ce que je n’ai jamais vu sous forme de peinture qui m’inspire, face au trop-plein d’images et de répétitions.

 

La perception de l’espace, de la tridimensionnalité et leurs ambiguïtés est essentielle. Je peins des lieux et des objets créés par l’homme ; je prends des photographies et les transforme en assemblant différentes sources. Les couleurs que je choisis avec soin, parfois intenses et saturées (rose, bleu, orange, rouge brique), sont puissantes et doivent rayonner.

 

Je cadre, sélectionne et zoome sur des parties de compositions que je crée. Certaines de mes oeuvres incluent des objets provenant de différentes époques, de 3000 av. J.-C. à aujourd’hui. Ces objets nourrissent des analogies formelles. Leurs matériaux varient : bois, cuir, plastique, mais aussi la matière virtuelle des écrans, avec des dégradés de gris colorés ou de beige orangé, dans les ombres et les courbes.

 

La beauté de la peinture réside dans la «peau» qu’on lui donne, qui, à l’instar de la voix d’un chanteur ou du son d’un instrument, résonne mystérieusement.

 

    Les lieux et objets qui y apparaissent en tout ou partie(s) constituent moins le sujet premier de la peinture de Nadia Albertini que son précurseur : repérés pour leur singularité −si ce n’est leur étrangeté − et leur capacité à résister à une identification univoque et immédiate, ils procurent à l’artiste une image mentale plus ou moins instantanée et fidèle par le prisme de laquelle va s’opérer la transformation préalable à la composition picturale, jouée dans un spectre chromatique de bleu(s) et de rose(s).


   Couleur, échelle et format déplacent ces lieux et objets, dépourvus de leur contexte comme de leur éventuel contenu, en terrain inconnu, et en « reterritorialisent » l’expérience dans le cadre de la peinture, extension d’un espace et d’un processus de vision. L’ espace qu’offre et ouvre à son tour le tableau est à l’image de ces quelques « cabines » à l’intérieur desquelles entrer, (se) projeter et se télétransporter dans une autre dimension de la représentation, spectrale et teintée d’onirisme, voire  d’animisme.

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Anne Lou-Vicente

Formation

 

2017:     DNSAP, Beaux-arts de Paris, atelier Tim Eitel

2016:     Echange à l’Akademie der bildenden Kunst de Vienne, Autriche

2015:     DNAP, Beaux-arts de Paris, atelier Philippe Cognée

2012-2015:     1er cycle aux Beaux-arts de Paris, atelier Philippe Cognée

 

Expositions collectives

 

2024:    Journée Pro, Poush, Aubervilliers

2023:    Décembre à Montreuil, Saison 2, Tour Orion, Montreuil

2022:     Novembre à Vitry, galerie Jean Collet, Vitry-sur-seine

               Décembre à Montreuil, Tour Orion, Montreuil

2021:     Rencontre, Maison Safavide, Ispahan , Iran

               Exposition en ligne, Galerie Aknoon

2019:     Novembre à Vitry, galerie Jean Collet, Vitry-sur-seine 

2018:     Felicita 18, Palais des Beaux -Arts, Paris

2018:     #1 édition par Elephandre, L’impasse, Paris

2017:      Atelier Tim Eitel, galeries gauche et droite, Ensba

2016:      Atelier Tim Eitel, galeries gauche et droite, Ensba

2015:      Galerie le Purgatoire, Paradis culinaire, commissariat réalisé par les étudiants de Paris III Sorbonne nouvelle

 

Résidence: 

Insight x Klac, Paris, 2025

 

Editions/Publications:

Felicita 18, Editions des Beaux-arts de Paris

Interview, Oazarts magazine, Mars 2018

 
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